Evidencia...

Publié le par Ambre Bacci

Confidences de Laure – Paris – 6 août ...d’une année qu’elle n’oubliera jamais

 

 

Laure est assise au comptoir d’un café. Elle repense à sa journée de la veille et à sa soirée avec cet homme, dans ce parc, devant l’écran géant qui projetait un film qu’elle avait déjà vu...

 

Ils étaient tous les deux, allongés l’un contre l’autre, sous des couvertures…

 

Laure ne connaît cet homme que depuis deux jours seulement et déjà ils semblent se connaître depuis si longtemps… Une telle proximité, une telle intimité entre deux êtres en si peu de temps, est-ce possible ?

 

Laure était blottie contre lui, contre son corps dont elle ressentait l’odeur et la chaleur. Elle éprouvait le besoin de poser sa tête au creux de son épaule. Enfin ! ... Enfin une épaule contre laquelle elle avait envie de s’appuyer ! Elle l’attendait depuis longtemps cette épaule !

 

Ensemble, ce soir là, ils ont beaucoup ri, ils se sont chatouillés, comme deux mômes… Qu’est-ce que ça faisait du bien pour elle - elle qui avait tant souffert - de redevenir môme ! Redevenir môme même quand on a plus le droit de l’être, parce que la vie vous l’interdit, parce que la vie d’une femme seule, qui se bat seule, lui impose d’être forte et de rire moins souvent qu’avant !

 

Laure eu cette irrésistible envie de lui. Son corps, qui pourtant ne parlait plus, ne désirait plus, depuis quelques mois déjà, s’est mis à crier son envie du corps de cet homme. Laure avait cette irrésistible envie qu’il lui fasse l’amour là, à cet endroit bien précis où ils étaient allongés, en se contrefoutant des gens qui les entouraient, de cet écran qui projetait ce film dont elle se contrefoutait aussi. Arrêter le temps. Juste ce temps là, avec lui, contre lui, avec l’envie qu’il vienne en elle et qu’il ne parte plus…

 

A côté de cet homme, Laure n’avait plus rien à dire. Tout était dit déjà. Les mots devenaient dérisoires et surtout incongrus.

 

Laure se sentait seule au monde avec cet homme alors que tant de gens les entouraient. Une énorme plénitude, un bien être formidable q’elle n’avait jamais ressenti avant comme cela. Une évidence. Cet homme, le corps de cet homme, le sexe de cet homme, l’odeur de cet homme : Evidencia…

 

Lui et elle, ils étaient, à ce moment là, une magnifique évidence.

 

Son rire, son visage, ses mains, ses bras, son charme qui lui donnait envie de l’aimer chaque jour encore plus, et de mieux en mieux. Cet homme lui donnait enfin envie de l’accueillir dans tout son être, dans son corps et dans son cœur meurtris par la vie. Cet homme avait fait renaître l’énergie vitale qui stagnait en elle, cette énergie qui lui donnait envie de crier, de chanter, de danser, de rire, de courir, de vivre !

 

Laure voulu ce soir là préserver tout ceci, tout ce qu’elle ressentait, les préserver, elle et lui, et que personne, et surtout pas la vie, cette vie parfois tellement salope, ne vienne abîmer cette magnifique évidence qu’était cet homme.

 

Laure était tombée en amour. Cet homme était son premier coup de foudre…

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